Publié le dimanche 9 mars 2008

Les démocrates cherchent à mettre fin à leur lutte fratricide

09 03 2008

(AP-MC) - Les responsables démocrates cherchaient dimanche, après la victoire de Barack Obama dans le Wyoming, comment mettre rapidement fin à la lutte fratricide des prétendants à l'investiture qui risque d'hypothèquer leurs chances de victoire lors de la présidentielle de novembre.

«Le fait que nous soyons divisés est la seule chose qui puisse nous faire battre», a déclaré le président du parti démocrate, Howard Dean, sur la chaîne de télévision ABC, alors que dans le camp républicain, John McCain a reçu définitivement l'investiture de son parti cette semaine.

M. McCain «ne correspond pas du tout au président qu'il faut en ce moment. Il a tort sur la guerre en Irak, il a tort sur l'économie, il a tort sur la couverture santé», a martelé M. Dean.

Pour le battre, le parti démocrate doit absolument respecter les règles établies à l'avance pour désigner son champion, afin que «le camp perdant (celui de M. Obama ou de Mme Clinton) soit persuadé qu'il a été traité équitablement» et n'hésite pas une seconde à rallier le candidat désigné, a-t-il ajouté.

Après une série de défaites, Mme Clinton s'est spectaculairement replacée dans la course mardi en remportant les primaires du Texas et de l'Ohio. Mais cela n'a pas empêché son rival de recueillir 61% (bien: 61) des voix samedi lors de «caucus» dans le Wyoming (centre), l'État le moins peuplé du pays.

Selon le site indépendant RealClearPolitics, M. Obama compte désormais 1588 délégués, contre 1465 pour l'ex-Première dame. Mais aucun des deux ne semble en mesure d'atteindre le seuil des 2025 délégués nécessaires pour s'assurer de l'investiture du parti.

La prochaine étape se jouera dans l'État du Mississippi (sud) mardi et surtout en Pennsylvanie (est) le 22 avril.

Dans les traditionnelles émissions politiques du dimanche matin, le débat a surtout porté sur la situation du Michigan (nord) et de la Floride (sud-est), dont les délégués sont pour l'instant interdits de séjour à la convention démocrate fin août à Denver (Colorado, ouest) parce qu'ils ont violé les règles du parti en avançant leurs primaires en janvier.

Il n'y avait pas eu de campagne -- M. Obama s'était même retiré des listes dans le Michigan -- et Mme Clinton l'avait largement emporté, ce qui pousse ses partisans à réclamer que les délégués élus à cette occasion soient pris en compte.

Une parlementaire de Floride, Debbis Wasserman Schultz, qui soutient l'ex-Première dame, a souligné à quel point le parti ne pouvait se permettre d'ignorer son État, où George W. Bush avait scellé sa victoire nationale en l'emportant avec 537 voix d'avance en 2000.

«Les blessures sont encore ouvertes depuis le fiasco de 2000», a-t-elle insisté sur la chaîne Fox News. Dimanche, M. Dean, a évoqué deux solutions possibles: inviter les délégués élus en janvier mais en les répartissant à 50-50 entre Mme Clinton et M. Obama, ou organiser un nouveau scrutin par correspondance.

En Floride, le scrutin pose une série de problèmes légaux, mais aussi financiers puisque l'État et la branche nationale du parti démocrate ont déjà annoncé qu'ils refuseraient de payer les 5 millions de dollars nécessaires à son organisation.

Quant à la répartition 50-50, elle suscite une vive réaction du camp Clinton, qui refuse de voir ses délégués transformés en partisans de M. Obama.

M. Dean a assuré que les responsables locaux «travaillaient dur» pour élaborer une proposition qu'il entendait présenter aux deux camps.

Et s'il préfère laisser les électeurs se prononcer, M. Dean s'est aussi dit prêt, en dernier recours, à «s'asseoir avec les deux candidats (...) et essayer de trouver comment faire la paix et organiser une convention qui fonctionne».




80 blessés lors d'un match de soccer en Colombie

09 03 2008

(AFP-MC) - Quelque 80 personnes ont été blessées samedi soir en Colombie, dont trois grièvement, lors d'une bagarre entre supporteurs durant le match de soccer entre les deux clubs de Cali (ouest), le Deportivo et l'América, a-t-on appris de sources médicales dimanche.

Selon le porte-parole de l'hôpital universitaire du département de Valle, dont Cali est la capitale, 18 personnes ont été soignées pour des blessures sérieuses alors que 60 autres souffraient de coups ou d'éraflures, après la rencontre disputée samedi soir à Cali.

Parmi ces blessés figurent trois policiers qui ont tenté de mettre fin à la bagarre initiée par des fans de l'América. Selon le rapport de l'hôpital, plusieurs personnes ont été blessées à l'arme blanche.

Les trois personnes blessées grièvement devaient être opérées ce dimanche, a indiqué dimanche à l'AFP Manuel Infante, porte-parole du Comité local de secours et de prévention des urgences de Cali.

Les affrontements ont éclaté à la 82e minute de la rencontre quand des policiers ont essayé de déloger des supporteurs surexcités, selon le récit de spectateurs à la presse.

Face aux incidents qui se poursuivaient, l'arbitre du match a décidé arrêter la rencontre à la 87e minute alors que le Deportivo menait 1-0.

Les membres de l'encadrement technique de l'América sont alors entrés sur le terrain pour protester, suivis par leurs homologues du Deportivo. Pendant que des discussions s'engageaient avec l'arbitre, le directeur technique de l'América, Diego Umana, a donné un coup de coude à l'entraîneur du Cali, Daniel Carreo, déclenchant une rixe entre les joueurs.

Umana, qui a présenté ses excuses par la suite, risque une lourde sanction de la fédération colombienne.

Selon le maire de Cali Ivan Ospina, le club de l'América pourrait être condamné à une amende et se voir interdire l'usage du stade de la ville.

«Les affrontements entre supporteurs qui sont à l'origine de toute la rixe peuvent être dus à la consommation de drogues» hallucinogènes, a par ailleurs ajouté l'édile.




Pannes électriques : la région de Québec la plus affectée

09 03 2008

(PC-MC) - Un peu plus de 64 000 abonnés d'Hydro-Québec étaient toujours affectés par des pannes d'électricité, vers 13h30 dimanche, à travers la province.

C'est la grande région de Québec qui était la plus touchée, alors que 25 000 clients étaient privés de courant. Dans la région de Chaudière-Appalaches, c'était 6000 clients d'Hydro-Québec qui étaient privés d'électricité.

Ailleurs dans la province, on dénombrait quelque 11 000 pannes dans Lanaudière, 9000 dans les Laurentides, 3000 en Estrie, 2600 dans le Centre-du-Québec et 3300 en Montérégie.

La situation s'est notamment améliorée à Montréal où il ne restait plus qu'environ 200 abonnés sans électricité.

Les pannes sont imputables notamment à des lignes de transmission qui se sont affaissées. Les vents ont diminué en matinée dimanche, ce qui a facilité la tâche des équipes d'Hydro-Québec qui s'affairent à réparer les bris. Des employés ont cependant eu de la difficulté à se rendre sur les lieux des bris dans certaines régions en raison des conditions routières.

Chez Hydro-Québec, on ne peut dire à quel moment le service va être complètement rétabli, reconnaissant du coup qu'il y a des clients de la société d'État qui sont privés de courant depuis samedi.




Tempête de l'hiver : des centaines de sorties de routes et abandons de voitures

09 03 2008

(PC-MC) - La Sûreté du Québec (SQ) comptait par centaines les sorties de route survenues sur son territoire depuis 16h30 samedi à travers la province.

Des motoneigistes ont même été appelés en renfort afin d'aider les autorités à sortir les gens pris dans leur véhicules dans les régions de Laval, des Laurentides et de Lanaudière. Les opérations de sauvetage des gens pris, en raison des importantes chutes de neige, ont pour la plupart eu lieu au cours de la nuit de samedi à dimanche.

Selon Joyce Kemp, de la Sûreté du Québec, tous les gens ont été rescapés et on ne rapporte heureusement aucun décès ni blessé grave.

Dimanche après-midi, les opérations de dégagement de la chaussée se poursuivaient puisque plusieurs véhicules ont été abandonnés sur les autoroutes et les bretelles d'accès, et ce, partout sur le réseau de la SQ où la tempête a frappée.

Samedi soir, un carambolage sur l'autoroute 40 ouest à Lavaltrie, dans Lanaudière, a fait un blessé grave, soit une fillette. Sa vie ne serait pas en danger.




Deux pompiers blessés à Montréal

09 03 2008

(LCN-MC) - Deux pompiers de Montréal ont été blessés lorsqu'un mur s'est effondré sur eux, hier soir.

Vers 22h, les pompiers ont été appelés à intervenir pour un début d'incendie boulevard Saint-Michel, près de la rue Jarry.

Pendant qu'ils travaillaient, un mur du bâtiment s'est effondré sur eux.

Les sapeurs sont demeurés prisonniers sous les décombres pendant plusieurs minutes avant d'être transportés vers un centre hospitalier afin de traiter des blessures mineures.




Ouf! Quelle tempête...

09 03 2008

(PC-MC) - La pire tempête de l’hiver, qui a balayé le sud de la province et qui souffle maintenant sur le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, a paralysé une bonne partie de la province.

Les importantes chutes de neige ont bloqué plusieurs routes et autoroutes, et les vents violents ont provoqué des bris dans les installations d’Hydro-Québec provoquant de nombreuses pannes électriques. Des milliers d'abonnés de la société d'État ont été privés d'électricité.

Dans plusieurs régions de la province, notamment à Montréal et à Québec, la poudrerie et la neige ont causé de nombreuses sorties de route, provoqué des accidents et rendu la visibilité nulle. Des automobilistes ont même dû abandonner leurs voitures aux abords des autoroutes.

Des tronçons des autoroutes 20 et 40 ont été fermés à la circulation sur des centaines de kilomètres et de nombreuses routes sont encore impraticables partout au Québec.

L’autoroute 20 est d’ailleurs toujours fermée entre Lévis et Gaspé, de même que la 132.




Circulation pénible sur les routes de la province

09 03 2008

(LCN-MC) - Les déplacements sont très difficiles, voire impossibles dans certaines régions du Québec, notamment dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

L'autoroute 20 est fermée à la circulation de Lévis à Gaspé.

La route 132 dans l'est du Québec est aussi problématique et elle présentement fermée.

Transports Québec rappelle aux automobilistes d'éviter de prendre la route, s’ils n’ont pas à le faire.




Le montréalais Leonoard Cohen intronisé au Panthéon du rock'n'roll

09 03 2008

(La Presse-MC) - Intronisé demain au Panthéon du rock'n'roll à New York, Leonard Cohen n'a pas une discographie si imposante que les néophytes pourraient le croire, vu l'immense réputation de l'animal. Rien à voir avec Bob Dylan ou Neil Young, qui n'ont que rarement ralenti leur rythme de production.

Devenu le plus éminent songwriter anglo-montréalais après avoir publié poésie et fiction, Cohen a plutôt préconisé l'attente patiente de l'inspiration à l'intense productivité. Il a préféré le joyau et l'immense pépite à l'exploitation du gisement. Résultat: 11 albums studio.

À travers le prisme de ses allégories judéo-mystiques et ses reconstitutions mythologiques, il nous entraîne dans les dédales de l'amour et du désir, il nous invite à escalader les hauteurs d'une sagesse toujours relative, il nous éclaire de son aura sans jamais nous aveugler.




Les législatives : les Espagnols votent en grand nombre

09 03 2008

(AFP-MC) - Les Espagnols ont voté nombreux dimanche lors de législatives décidant du maintien du socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, léger favori, ou du retour de la droite de Mariano Rajoy, dans un pays sous le choc de l'assassinat d'un ex-élu socialiste vendredi au Pays Basque.

La participation à la mi-journée était soutenue, bien qu'en léger recul par rapport aux législatives de 2004, remportées grâce à un net sursaut de participation par M. Zapatero, alors chef de l'opposion, trois jours après le carnage des attentats islamistes de Madrid (191 morts).

Elle était de 40,49% à 14H00 (13H00 GMT) «un chiffre pratiquement similaire à celui des élections de 2004», (41,02%), a déclaré le secrétaire d'Etat à la Communication Fernando Moraleda dans une intervention télévisée.

«J'espère que les gens vont voter contre tout ce qui s'est passé», confiait dimanche matin José Angel, ami d'enfance du militant socialiste assassiné Isaias Carrasco, après avoir voté sous la grisaille dans la ville industrielle basque de Mondragon (nord).

M. Zapatero, sourire contenu aux lèvres, a voté à Madrid vers 10H30, suivi une demi-heure plus tard, dans un autre bureau de vote de la capitale, par son rival conservateur Mariano Rajoy.

«J'espère que ce sera une journée de forte participation, une journée démocratique pour un pays exemplaire», a déclaré M. Zapatero, applaudi par certains électeurs et hué par d'autres aux cris de «Zapatero dehors!».

«Mon unique souhait en ces moments (...) est que la seule information soit» la victoire du camp «qu'auront choisi l'ensemble des citoyens espagnols», a déclaré M. Rajoy.

Quelque 35 millions d'Espagnols étaient appelés aux urnes pour élire les 350 députés de leur parlement au suffrage universel direct sur liste à un tour, et une partie du Sénat (208 sièges sur un total de 264).

Hormis quelques incidents au Pays Basque et en Navarre, où des inconnus ont détruit des urnes en relayant le mot d'ordre à l'absention des partis indépendantistes et de l'ETA, le scrutin se déroulait normalement dans un pays placé sous alerte antiterroriste maximum.

Les bureaux de vote devaient fermer à 20H00 (19H00 GMT, 15H00 heure de Québec) et les résultats être annoncés dans la soirée.

Les derniers sondages, publiés lundi, créditaient le PSOE de M. Zapatero, candidat à un second mandat, d'une victoire à la majorité relative, avec une avance d'environ quatre points sur le Parti populaire (PP) de M. Rajoy.




La tempête continue à farpper le Québec aujourd'hui

09 03 2008

(LCN-MC) - Le mauvais temps qui a sévi sur le sud de la province, hier et cette nuit, se déplace maintenant vers l’Est.

Il y aura de la neige et de la poudrerie ainsi que des vents violents.

Les accumulations de neige devraient atteindre dix centimètres en Gaspésie.




La Ville de Québec sur la nouvelle version internationale du Monopoly

09 03 2008

(MC) - Vous aimeriez que le nom de la Ville de Québec figure sur le nouveau jeu international de Monopoly?

Vous avez jusqu'à 18 heures aujourd'hui (9 mars) pour voter pour la Ville de Québec, ce qui est très facile.

Rendez-vous sur le site « Québec sur Monopoly » figurant en bas de la liste des liens de ce Blogue et vous pourrez ainsi en suivant les directions très simples, apposer votre vote à cet effet.

Merci au nom de tous les Québécois.




80 automobilistes prisonniers à Fosambault-sur-le-Lac

09 03 2008

(LCN-MC) - Plus de 80 véhicules sont demeurés coincés dans la neige sur le boulevard Fossambault dans la région de Québec, hier soir, après le carambolage d’une dizaine de voitures qui a paralysé la circulation.

Les policiers ont dû secourir les automobilistes prisonniers de leurs véhicules en raison de la neige et de la poudrerie qui rendaient la visibilité nulle. Certains se sont même rendus sur les lieux en motoneige.

Un policier a été blessé quand sa motoneige s’est renversée sur lui après une violente bourrasque.




Dimanche soir, place à la cérémonie des Jutra

09 03 2008

(La Presse-MC) - En 10 ans, le Jutra a acquis une notoriété indéniable. Il peut donner à une production un sceau de qualité - et de prestige - qui ne peut s'acquérir autrement sur le plan national. Quatre productions de factures différentes se disputeront demain le titre suprême. Il faut y voir un beau signe de diversité.

Quand, en 1998, le producteur Roger Frappier et Michel Coulombe, alors directeur des Rendez-vous du cinéma québécois, ont pensé créer un gala afin d'assurer une plus grande visibilité à notre cinématographie nationale, bien peu d'observateurs croyaient à la viabilité de cette idée.

À l'époque, les films d'ici ne recueillaient environ que 4% des recettes aux guichets. Comment, alors, susciter l'intérêt des téléspectateurs avec des films que la plupart d'entre eux n'avaient pas vus? Dix ans plus tard, le contexte est tout autre. La part de marché est stabilisée autour de 12% après avoir atteint des sommets historiques (18% en 2005). Surtout, la diversité de l'offre s'est accrue.

La Soirée des Jutra a-t-elle ainsi contribué directement à la popularité du cinéma québécois sur son propre territoire? Nul ne peut l'affirmer avec certitude. Il est toutefois indéniable que les films lauréats ont bénéficié de la «prime» Jutra, surtout au cours des premières années. La carrière publique de Post Mortem, Maelström, Un crabe dans la tête ou Mémoires affectives n'aurait sans doute pas été les même sans ce gala.

Le nouveau contexte de mise en marché fait toutefois en sorte qu'un trophée Jutra a peut-être aujourd'hui moins d'impact sur la carrière d'un film en salle. En revanche, il peut évidemment relancer un titre en DVD. Surtout, il peut donner à une production un sceau de qualité - et de prestige - qui ne peut s'acquérir autrement sur le plan national. C'est ce sceau que souhaiteront demain obtenir, évidemment, les producteurs des quatre longs métrages sélectionnés pour le Jutra du meilleur film de l'année.

Fort des ses 13 nominations, soit cinq de plus que son plus proche concurrent, Les 3 p'tits cochons domine la course. Rien n'est pourtant encore joué pour le premier film de Patrick Huard car l'histoire nous a appris que les électeurs des Jutra n'accordaient pas automatiquement leur appui aux productions les plus populaires. C'est dire que Continental, un film sans fusil (huit nominations), L'âge des ténèbres (six nominations) et La brunante (quatre nominations) ont toujours d'aussi bonnes chances de décrocher demain le titre suprême.

Rappelons que l'an dernier, un peu plus de un million de téléspectateurs ont vu Congorama coiffer Bon Cop Bad Cop au poteau. Le scénario se répétera-t-il cette année?

Pour la troisième année consécutive, Normand Brathwaite animera la Soirée des Jutra. Cette 10e cérémonie sera télédiffusée en direct par Radio-Canada depuis le studio 42, aujourd'hui à 19h30. Auparavant, ARTV donnera le coup d'envoi avec des émissions spéciales dès 17h30.




Fin de la relâche et début des opérations de déneigement

09 03 2008

(La Presse-MC) - Encore une fois, toutes les municipalités du Québec devront effectuer d'importantes opérations de déneigement, alors que la plus récente tempête aura laissé autour de 40 cm de neige d'ici dimanche soir.

À Montréal, c'est la neuvième tempête majeure depuis le début de l'hiver. A Québec, la onzième.

Dès que la neige aura cessé de tomber, toutes les équipes de déblaiement seront à pied d'oeuvre, 24 heures sur 24, et l'ensemble de la machinerie et des véhicules dont disposent Québec et Montréal seront également mis à contribution.

L'opération survient au moment où se termine la semaine de ralâche scolaire. Plus que jamais, le responsable des services à la population à Montréal, Marcel Tremblay, incite les citoyens et particulièrement les jeunes écoliers à la prudence, alors que circuleront des milliers de camions de déneigement.

Il encourage également les automobilistes à faire preuve de civisme et à faire le nécessaire pour ne pas entraver le travail des milliers de travailleurs affectés au déblaiement.




Ils préparaient des attentats lors des JO de Pékin : ils sont capturés et tués

09 03 2008

(AFP-MC) - La police chinoise a capturé et tué des terroristes présumés qui préparaient des attentats contre les Jeux Olympiques de Pékin cet été, a annoncé un responsable dimanche.

Le plus haut responsable du Parti communiste chinois dans la province de Xinjiang (nord-ouest), Wang Lequan, a déclaré qu'une perquisition en janvier dernier dans la capitale régionale d'Urumqi avait mené à la découverte de matériaux qui indiquaient que l'objectif des terroristes était «spécifiquement de saboter l'organisation des Jeux Olympiques de Pékin».

«Leur objectif était très clair», a déclaré M. Wang à la presse à Pékin.




Chute de neige : chute des ventes

09 03 2008

(Le Soleil-MC) - Pendant que la neige ne cesse de tomber, les ventes sur le réseau interagences, dans la grande région de Québec, diminuent encore d’un cran. D’un autre côté, le prix moyen des propriétés, lui, croît de 6 %.

«Les 400 cm de neige accumulés jusqu’à présent ont une incidence certaine sur les résultats», s’inquiète la Chambre immobilière de Québec (CIQ) dans un communiqué transmis au Soleil, cette semaine.

Tandis que janvier donnait lieu à un repli de 9 % en comparaison du même mois de l’an passé, le recul de février est de 5,5 %.

Ainsi, le solde des transactions était de 642 en janvier par opposition à 705 l’année dernière. Celui de février est de 958 contre 1013 en 2007. Le cumulatif des deux mois, cependant, est de 1718 l’an passé, de 1600 actuellement. Ce qui donne lieu à une baisse de 6,8 %.

Par ailleurs, si le nombre des transactions a crû du tiers en février (858) par rapport à janvier (642), «il ne faut pas s’y fier», d’après la directrice générale de la CIQ, Gina Gaudreault.

«Il est plus juste de comparer un mois avec le même des années précédentes. Car le comportement des particuliers va comme les saisons progressent. Il change», soutient-elle.

Prix en hausse

Mais s’accordant un chiffre d’affaires de 161 millions $ environ, le prix moyen d’une propriété résidentielle, quant à lui, monte de 6 %, à 168 070 $. Encore que, pour toute l’année passée, il a été de 172 375 $.

La CIQ est donc impatiente que la neige s’en aille pour redonner aux gens le goût de l’été et de s’installer. Mais, selon ce qu’a appris Le Soleil des services météorologiques d’Environnement Canada dernièrement, la neige pourrait nous tenailler jusqu’en mai. Avec des redoux, entre-temps.

Le goût d’acheter

Enfin, d’après un sondage Ipsos Reid, effectué pour le Groupe financier RBC, un Québécois sur cinq (21 %) envisage l’acquisition d’une propriété résidentielle dans les deux prochaines années. Une croissance de 2 % sur 2007. Puis, 82 % des gens de chez nous trouvent que l’acquisition d’une maison est un et même un très bon placement.

Finalement, dans l’ensemble du pays, l’intention d’acheter a décliné de 5 %. Bien que les «espérants» acheteurs (23 %) soient, proportionnellement, plus nombreux qu’au Québec, la flamme d’acheter des Canadiens diminue donc d’intensité.




Le présumé pyromane de Sainte-Foy devant le tribunal

09 03 2008

(Le Soleil-MC) - «Je ne comprends pas ce qui s’est passé. Jamais il n’aurait fait de mal à une mouche. Philippe, c’est un gars doux et qui aide toujours les gens qu’il aime.»

L’amie de Philippe Ouellet, cet homme de 24 ans qui a été officiellement accusé, hier matin au palais de justice de Québec, d’avoir allumé deux incendies dans le secteur Sainte-Foy au cours des dernières semaines, est renversée d’apprendre que son colocataire est montré du doigt dans cette affaire. Ouellet, qui n’a aucun antécédent judiciaire, est notamment accusé d’avoir mis le feu au 3030, rue de La Forest, le 22 février dernier. Ce brasier a complètement rasé cet édifice de 16 logements.

«Quand les policiers sont arrivés ici vendredi, Philippe ne se rappelait de rien, jure celle qui a voulu garder l’anonymat et qui est âgée dans la jeune vingtaine. Je suis convaincue qu’il est atteint d’une maladie mentale, car le Philippe que je connais depuis l’école primaire n’aurait jamais fait quelque chose comme ça. Philippe n’est pas un gars qui aime la bagarre ou la violence. Il est doux comme un agneau.» Elle avance que Ouellet l’a beaucoup aidée au cours des derniers mois à surmonter une dépression dans laquelle elle était plongée depuis trop longtemps. «Il était toujours là pour m’écouter, et aujourd’hui, grâce à lui, je me sens un peu mieux. Depuis vendredi, j’ai beaucoup de difficulté à dormir, car il n’est pas là.»

Malgré ce plaidoyer émotif, certaines personnes qui auraient été victimes des actes de Ouellet sont inquiètes de savoir que le suspect habite tout près de leur domicile. Lundi de cette semaine, le 3040, des Châtelets aurait été la cible de Ouellet, lui qui loge sur la même rue, à quelques centaines de mètres de cette adresse.

Hier matin, Ouellet a été officiellement accusé d’avoir allumé deux incendies dans le secteur Sainte-Foy, et ce, même si les policiers l’ont appréhendé pour un total de quatre sinistres qu’on présume criminels.

Le procureur de la Couronne, Me Christian Trudel, manquait d’éléments de preuve dans ces dossiers pour l’accuser formellement pour les quatre incendies à être survenus dans le secteur Sainte-Foy. Me Trudel pense qu’il devrait être en mesure d’inculper le présumé incendiaire des deux autres chefs à sa prochaine comparution, qui aura lieu mardi matin.

En attendant cette audition devant un juge, Ouellet demeure derrière les barreaux.




Les Universiades d'hiver à Québec en 2015?

09 03 2008

(Le Soleil-MC) - Après avoir jonglé avec la possibilité de présenter une candidature pour les Jeux d’été du Canada en 2013, la Ville de Québec voit plus grand et mise désormais sur les Universiades d’hiver en 2015.

Après les Jeux olympiques, ces jeux mondiaux universitaires représentent le deuxième événement sportif en importance en termes de participants, a indiqué hier François Picard, vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec et responsable des volets sports et loisirs.

«C’est un événement mondial qui aura davantage de retombées sur le plan régional. En plus, on aura déjà les équipements nécessaires, ça ne demande pas d’investissement majeur», a-t-il indiqué au cours d’un entretien téléphonique avec Le Soleil.

Les Universiades se déroulent tous les deux ans, alternant jeux d’hiver et jeux d’été, comme les Olympiques. Environ 3000 athlètes-étudiants participent à la reprise hivernale. Au cours des dernières années, l’événement s’est déroulé à Pékin (Chine), à Daegu (Corée du Sud), à Izmir (Turquie) et à Bangkok (Thaïlande).

Pour Gilles Lépine, coordonnateur du programme d’excellence sportive du Rouge et Or et responsable du dossier, il s’agirait d’une «occasion en or» pour Québec. «Ça amènerait un bouillonnement fantastique et un intérêt pour le sport chez les jeunes, dit-il. Nous avons une ville d’hiver, il faut miser là-dessus.»

L’an dernier, M. Lépine s’était montré davantage intéressé par les Universiades d’été, mais il s’est ravisé, devant l’ampleur de l’événement. «J’ai dû me rendre à l’évidence, on n’a pas les infrastructures pour recevoir 9000 athlètes.»

L’événement serait aussi «un beau levier» pour faire avancer quelques projets d’infrastructures sportives dans la région, comme un toit sur l’anneau de glace Gaétan-Boucher, ajoute-t-il.

Mais Québec devra se démarquer, puisqu’Edmonton et Montréal sont aussi dans la course. Dans la métropole, les universités montréalaises se sont regroupées pour présenter un projet commun.

Le temps presse puisque l’organisation Sport interuniversitaire canadien doit retenir, d’ici la mi-juin, une seule candidature canadienne. La deuxième étape sera l’appel de candidature de la Fédération internationale du sport universitaire, qui aura lieu en septembre 2009.

«Il y a un créneau potentiel pour une ville en Amérique du Nord au cours des prochaines années», dit M. Lépine.

Les Universiades d’hiver regroupent huit sports obligatoires : le ski alpin, le surf des neiges, le combiné nordique, le curling, le hockey, le patinage de vitesse courte piste, le patinage artistique et le biathlon.




Ontariens et Américains débarquent en ville : c'est le Spring Break

09 03 2008

(PC-MC) - «Pour le spring break, venez vous éclater à La Mecque de la vie nocturne... La ville te renversera à la minute où le soleil se couchera.» Parle-t-on de Cancun? De Miami, alors? Non. Ces extraits d’une publicité d’une agence de voyages américaine concernent bel et bien Montréal.

Après les voyages de ski au mont Tremblant, la métropole est devenue une destination courue pour les spring-breakers nord-américains. Alors que s’amorce demain l’une des plus grosses semaines de relâche pour les Américains et les Ontariens, des milliers d’entre eux déferleront au centre-ville en quête de sensations fortes.

«Pour tout le mois de mars, on devrait recevoir jusqu’à 20 000 spring-breakers», estime Jon Jay, propriétaire de quatre clubs du boulevard Saint-Laurent. Ce dernier a conclu des ententes avec six agences de voyages jeunesse, à qui il fournit des laissez-passer pour ses boîtes de nuit.

Ces agences sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses à ajouter Montréal à leurs destinations de tours organisés du printemps. Elles seraient aujourd’hui une vingtaine contre trois il y a cinq ans, selon Jon Jay.

Ainsi, cette année, la compagnie ontarienne Best Break Tours a ajouté la métropole à ses six séjours organisés dans le Sud.

«Ce sont les jeunes qui nous l’ont demandé, et le tour est vraiment très populaire», indique Shannon Posavad, propriétaire de l’agence de Burlington. Une horde d’autobus a donc quitté Toronto hier avec à bord 500 jeunes Ontariens.

La «Montreal Experience»

Ils seront rejoints mercredi par 400 Américains des États du Nord-Est qui participeront au tour «Montreal Experience», offert pour une deuxième année par la compagnie new-yorkaise Del Sol.

«Les Américains ont découvert Montréal il y a 15 ans, mais l’incroyable popularité de la destination date des cinq dernières années», estime Basil Bosoatis, propriétaire de l’agence.

Les propriétaires d’agence ne s’en cachent pas : les jeunes choisissent Montréal à cause de ses clubs... et de l’âge légal pour les fréquenter.

Visite à une nouvelle boîte de nuit chaque soir, casino et bars de danseuses sont donc au menu de ces quelques jours.

Clientèle parfois turbulente

Avouons-le d’emblée, la clientèle du spring break a mauvaise presse. Les passages remarqués de jeunes Ontariens dans le Vieux-Québec lors de voyages scolaires ont défrayé la chronique à maintes reprises au cours des dernières années.

Montréal a aussi connu son lot de péripéties. Parlez-en à la direction de l’hôtel Days Inn, boulevard René-Lévesque. Bris de matériel dans les chambres, brûlures de cigarettes sur les sofas, graffitis sur les tables, déplacements de meubles d’une chambre à l’autre...

«Il y a quatre ans, un jeune s’est emparé de l’extincteur et a aspergé le corridor du produit, raconte Olivier Michaud, directeur de la réception. Juste avant, il avait pris soin de masquer la caméra de surveillance avec de la gomme à mâcher.» Résultat : une facture de 3000$ de nettoyage à sec.

Les spring-breakers sont-ils bannis au Days Inn? Pas du tout, répond le directeur général de l’hôtel, Marc Dériger.

«Les hôtels ne peuvent se permettre de refuser de la clientèle, et grâce à notre expérience, nous sommes en mesure aujourd’hui de limiter les dégâts», indique-t-il.

Son équipe réserve maintenant un étage au complet et adopte une attitude décontractée avec les jeunes.

Il faut dire que le taux d’occupation de l’hôtel grimpe de 35 % en mars grâce à eux...

«Des gens soûls... ce sont des gens soûls, croit pour sa part Isabelle Boyer, directrice de l’Auberge de jeunesse de Montréal, rue Mackay. Ça arrive par exemple que certains s’enferment à l’extérieur de leur chambre en plein milieu de la nuit et à moitié nus.»

40 % de la clientèle des bars de danseuses

Hôtels abordables et auberges de jeunesse ne sont pas les seuls à recevoir la vague de touristes.

Selon l’Union des tenanciers de bars du Québec, les bars du centre-ville observent une hausse de 10% à 20% de leur clientèle pendant cette semaine de relâche.

«Habituellement, le mois de mars est vraiment fou», note Bobby Filippelli, copropriétaire du bar Seven, rue Crescent. Il se croise les doigts pour que le taux de change ne freine pas les ardeurs des Américains cette année.

Au bar de danseuses Gentlemen’s Choice, rue Sainte-Catherine, les spring-breakers représentent jusqu’à 40% de la clientèle en mars.

«Le seul problème, c’est que ce monde-là ne boit pas beaucoup, note le gérant, Robert Grand-Maison. En fait, ils boivent deux bières et ils sont déjà soûls. Des filles sont même déjà montées sur le stage avec les danseuses parce qu’elles étaient trop ivres.»

Robert Grand-Maison se souvient d’avoir fait appel à la police deux fois pour calmer les esprits.

«Ce ne sont pas les touristes les plus payants, concède Pierre Bellerose, de Tourisme Montréal, bien qu’il ne compile aucune statistique à leur sujet. Mais s’ils aiment leur expérience, ils reviendront un jour avec leurs enfants. Et c’est là que ça va devenir avantageux.»




Le Québec : l'enfer blanc

09 03 2008

(Le Soleil-MC) - Les météorologues avaient annoncé une grosse tempête et ils ne se sont pas trompés d’un iota. Les nombreux centimètres de neige qui se sont abattus sur le Québec, les vents violents et le grésil ont transformé le réseau routier de la province en un véritable enfer blanc, si bien que plusieurs axes routiers ont été fermés à la circulation par mesure de prudence et plusieurs accidents ont pimenté le travail des agents de la paix.

Tard hier soir, aucun des accidents portés à l’attention du Soleil n’avait fait de blessés graves.

Vers 17h30, un carambolage impliquant une dizaine de véhicules a notamment eu lieu sur la route Fossambault, à Saint-Augustin-de-Desmaures, dans le même secteur où un accident similaire s’est déroulé plus tôt cette semaine, lors d’une journée de tempête. «Nous avons fermé la route Fossambault, entre la 138 et le rang des Mines, pour une période indéterminée parce que la visibilité était nulle dans ce secteur, explique Jean-Sébastien Roy, relationniste pour la police de Québec. Les personnes impliquées dans cet accident ont été hébergées au centre communautaire de Saint-Augustin.»

Plusieurs automobilistes qui n’avaient pas été impliqués dans l’accident ont également dû être hébergés au centre communautaire.

Sur la Rive-Nord, l’autoroute Dufferin, entre l’île d’Orléans et la sortie d’Estimauville, a été fermée à la circulation en fin d’après-midi.

En soirée, c’était au tour de la route 365, près de Neuville, d’être interdite aux automobilistes. À 20h15, Transports Québec a aussi fermé la 138 entre Québec et La Malbaie.

Sur la Rive-Sud, l’autoroute 20 et la route 132, comme c’est souvent le cas les journées de tempête, ont été fermées entre Lévis et Montmagny, tout comme la route Kennedy, entre Pintendre et Saint-Henri. Plusieurs routes secondaires en Beauce, dans Chaudière-Appalaches et dans le Bas-Saint-Laurent ont aussi été interdites à la circulation pour différentes périodes de temps.

Plusieurs domiciles ont manqué d’électricité hier à cause de la tempête. En fin de soirée, 43 840 abonnés d’Hydro-Québec était plongés dans la pénombre, dont 1775 à Québec. À Beauport, cinq poteaux électriques sont tombés sous la force du vent.

Vols annulés

Le transport aérien a aussi été perturbé à l’Aéroport international de Québec, où une vingtaine de vols avaient été retardés ou tout simplement annulés.

Même les départs en autocar en direction de Montréal, du Saguenay et de l’Est du Québec ont été annulés à partir de 18h à la station d’autobus de Sainte-Foy.

Selon Claude Lévesque, du Réseau de transport de la Capitale (RTC), aucun retard important n’a été signalé parmi les dizaines de parcours, aux alentours de 19h30.




Décès d'un pionnier de la radio au Canada français

09 03 2008

(RC-MC) - L'un des premiers artisans de la radio et de la télévision en français au Manitoba, Léo Rémillard, est mort à l'âge de 89 ans samedi.

Né à Saint-Boniface, il a été l'un des trois premiers annonceurs de la radio française locale, CKSB, en 1946. Trois ans plus tard, il devient directeur des programmes de la station, puis de la radio CHFA d'Edmonton, dont il devient ensuite directeur.

En 1956, M. Rémillard retourne dans sa province natale pour être coordonnateur des programmes dans l'Ouest canadien pour Radio-Canada. À cette époque, il occupait aussi la présidence du Cercle Molière, la compagnie théâtrale française de Saint-Boniface.

Quelques années plus tard, M. Rémillard fait le saut en télévision, en lançant la station française de Radio-Canada au Manitoba, CBWFT.

De 1964 à 1967, il est directeur de CBJ, la radio de Radio-Canada à Chicoutimi, au Québec. Il travaille ensuite au siège social de la société publique à Ottawa.

M. Rémillard est revenu dans sa province en 1970 pour être directeur des services de Radio-Canada dans les Prairies. À cette époque, il est aussi devenu président du Centre culturel de Saint-Boniface.

Léo Rémillard était à la retraite depuis 1983.




L'aéroport Montréal-Trudeau interrompt ses activités

09 03 2008

(La Presse-MC) - L’aéroport Montréal-Trudeau a arrêté temporairement ses activités, hier soir, causant des maux de tête au millier de passagers qui s’entassaient dans les couloirs. Plusieurs vols ont été reportés à dimanche matin.

Samedi matin déjà, 36 arrivées avaient déjà été annulées, un chiffre qui a atteint 45 en début de soirée. Un nombre équivalent de vols ont été retardés.

La situation s’est dégradée en milieu de soirée, alors que la presque totalité des vols étaient annulés ou retardés.

«Les activités sont temporairement arrêtées», a indiqué vers 20h Anne Marcotte, porte-parole d’Aéroports de Montréal.

«La visibilité est très mauvaise, et les équipes doivent déneiger les pistes», a-t-elle expliqué, soulignant que quelques avions atterrissaient et décollaient quand même.

Longues heures d’attente

L’aéroport Montréal-Trudeau prévoyait rétablir ses activités «quand la visibilité sera meilleure», a expliqué Anne Marcotte.

À 21h, plusieurs passagers qui s’entassaient à l’aéroport ont appris que leur vol était repoussé au lendemain matin. Après de longues heures d’attente, les passagers ont dû récupérer leurs bagages déjà enregistrés.

«C’est le bordel», a confié un passager rejoint par La Presse vers 22h30. Il y a du monde partout et absolument aucun taxi.»

Air Canada avait averti ses clients dès le matin que ses vols en partance et à destination de Toronto et Montréal seraient perturbés samedi et dimanche.




Le budget du 13 mars : le gouvernement Charest survivra grâce à l'ADQ

09 03 2008

(La Presse-MC) - Avec son résultat d’hier, Jean Charest hausse la barre. Ce score est le plus élevé à avoir été récolté par un chef de parti au Québec depuis 15 ans. Il avait obtenu 95% lors du vote du congrès de 2000, après la défaite de l’élection de 1998. Daniel Johnson avait eu 80% au congrès de 1997, avant de devoir céder sa place à Jean Charest, en mars 1998. En 2000, les adéquistes avaient appuyé Mario Dumont à 96,9%.

Ce ralliement des libéraux, prévisible depuis la remontée du parti dans les sondages, a coïncidé hier avec un geste inusité de l’Action démocratique, venue sur le site du congrès «tendre la main» aux libéraux pour qu’ils appuient des mesures pro-famille dans le budget.

Le parti de Mario Dumont prévoit déjà assurer la survie du gouvernement Charest, jeudi prochain.

Des sources adéquistes indiquaient hier qu’aucune opération de recrutement de candidats n’était en cours. On était encore plus loin de la chasse incontournable de locaux électoraux, autant d’indices très clairs que du côté de Mario Dumont, on ne voit aucune campagne électorale à l’horizon.

L’ADQ a d’ailleurs tenu un point de presse étonnant à la porte du congrès du PLQ, pour inciter les libéraux à appuyer des mesures prévoyant des paiements directs aux parents qui gardent à la maison leurs enfants de moins de 4 ans. Pour Éric Caire, critique adéquiste à la Santé, «on veut tendre la main aux libéraux qui veulent des mesures pro-familiales». Il a soigneusement évité de poser comme une condition sine qua non l’inclusion dans le prochain budget de la proposition adéquiste d’un chèque de 50 ou 100$ par semaine, pour chaque enfant.

«Vous mettez la table pour adopter le budget jeudi?» s’est-il fait demander. «Définitivement, on ouvre la porte», a répliqué sans détour M. Caire, qui s’est empressé d’ajouter que le caucus de son parti ne prendra sa décision qu’une fois le budget déposé, jeudi.

Même chez les libéraux, l’idée d’une allocation aux parents a ses partisans. L’association de Trois-Rivières propose un projet pilote pour que le parent qui renonce à occuper un emploi pour s’occuper de ses deux enfants puisse recevoir l’équivalent de la subvention nécessaire pour les places en garderie. «En même temps, on réduit la pression sur le manque de place», a soutenu à La Presse Yves Gabias, ancien député de Trois-Rivières. La ministre de la Famille, Michelle Courchesne, a dit d’emblée que cette proposition ne lui paraissait pas acceptable.

Quant à Monique Jérôme-Forget, titulaire des Finances, elle a réitéré son opposition catégorique à la proposition adéquiste d’une allocation. «En situation minoritaire, un gouvernement de cohabitation, personne n’obtiendra tout ce qu’il veut. Sincèrement, je pense que les deux formations politiques devraient voter pour le budget», a-t-elle dit. Elle s’est refusée à dire si elle voyait une volonté de rapprochement dans le geste adéquiste d’hier.

À pas de tortue

Les délibérations ont progressé à pas de tortue hier, à la plénière où les militants ont considérablement amendé la proposition soumise par la commission politique du parti sur le développement économique et régional. Un gouvernement libéral modifiera les lois et la fiscalité pour inciter les gens à travailler au-delà de l’âge de la retraite. On propose aussi d’accélérer la reconnaissance des compétences des travailleurs immigrants. On suggère aussi la mise en place d’un plan de conciliation travail-famille qui sera mis en œuvre par un nouveau ministre, à la Population.

Les libéraux ont voulu serrer la vis aux syndicats, les militants ayant, sur le parquet, tenu à faire ajouter des obligations de transparence aux organisations syndicales. Des états financiers exhaustifs et les votes secrets devraient être accordés pour une nouvelle accréditation.

Dans les mesures qui n’ont pas eu le temps d’être adoptées en plénière hier, on retrouve un nouveau cheminement pour les élèves entre le secondaire et l’université. Il y aurait un diplôme après 10 ans d’études et un nouveau corpus d’études techniques plus avancées. Invitée aux discussions, Françoise Bertrand, de la Fédération des Chambres de commerce, a souligné «le malaise» soulevé par la performance du collégial, où 45% des étudiants sortent sans diplôme, même après cinq ans.

Le programme du PLQ proposera aussi de donner plus de muscle et de moyens à l’Office québécois de la langue française, sans pour autant amender la Charte de la langue française.

La titulaire de l’Environnement, Line Beauchamp, a justifié l’une des propositions en faveur d’une loi-cadre sur l’eau, qui déclarerait «le caractère national et collectif» de cette ressource. Le gouvernement doit en devenir le «fiduciaire», sans quoi il devient difficile pour le gouvernement de légiférer pour imposer des redevances aux entreprises qui la prélèvent.

L’eau aux Québécois «En ce moment, il y a un problème juridique. Il faut éclaircir que l’eau appartient aux Québécois», a-t-elle expliqué. Cela peut paraître juridique, mais il ne s’agit pas d’une «nationalisation», a-t-elle poursuivi, il s’agit plus tôt d’assurer «le caractère collectif» de cette ressource.

Pas question d’ouvrir un débat sur la vente d’eau à l’étranger, «on n’en est vraiment pas là», a-t-elle soutenu.




Le Québec paralysé

09 03 2008

(La Presse-MC) - Le calme était trompeur. Après une journée relativement clémente, la tempête a frappé Montréal de plein fouet en fin d’après-midi, provoquant en moins de deux heures deux carambolages blessant grièvement une fillette de 7 ans. Le chaos régnait sur les routes du Québec de l’Outaouais à la région de Québec, alors que les automobilistes devaient affronter les rafales atteignant 90 km/h. L’enfer.

Du jamais vu depuis longtemps. Avec des conditions routières qualifiées de «critiques» par le ministère des Transports, la tempête de neige a provoqué deux carambolages, la fermeture d’une vingtaine de routes et d’innombrables sorties de routes. Et fait tout à fait exceptionnel : la STM a demandé à la population en soirée de cesser de prendre les autobus et de se rabattre sur le métro.

Montréal s’est transformé en gigantesque nuage de neige, en soirée, quand la tempête a dépassé les prédictions les plus apocalyptiques. Les vents ont frôlé les 100 km/h. Environnement Canada prévoyait des accumulations de neige et de grésil de 20 à 30 cm jusqu’à demain matin.

Les conditions de routes exécrables ont provoqué le cauchemar des automobilistes. Vers 16h40 hier, un carambolage s’est produit sur l’autoroute 40 en direction ouest, à la hauteur de Lavaltrie. L’accident a fait 10 blessés, dont une fillette de 7 ans. L’enfant se trouve dans un état critique à l’hôpital Sainte-Justine.

Une vingtaine de minutes plus tard, un autre carambolage s’est produit sur l’autoroute 30, à la hauteur de Verchères. Plusieurs véhicules ont été impliqués et une personne a été légèrement blessée, a rapporté la Sûreté du Québec.

Visibilité nulle

À 20h, la visibilité était qualifiée de réduite à nulle partout entre l’Outaouais et Québec. Le ministère des Transports a qualifié les conditions routières de «critiques».

Dès le milieu de la soirée, le Ministère a commencé à fermer des routes. Vers 21h, plus d’une vingtaine d’entre elles étaient inaccessibles au Québec, dont la 30 à Verchères, la 15 N à Blainville et la 132 entre Boucherville et Varennes. Sur la route 337 à Saint-Roch-de-l’Achigan, le blizzard avait carrément enseveli des voitures, de sorte que les déneigeuses du ministère des Transports ne pouvaient plus passer.

La Sûreté du Québec a rapporté d’innombrables sorties de route et de nombreux accidents sans blessé grave un peu partout dans la province. Sur les autoroutes, les voitures roulaient à environ 20 km/h, selon nos sources.

À Montréal, le Service de police de la ville de Montréal a reçu plusieurs appels pour des collisions et des sorties de route. À plusieurs reprises, des voitures se sont embourbées dans la neige provoquant une congestion routière importante.

Une tempête soudaine

La journée avait commencé très différemment. Nombre de Montréalais se sont réveillés surpris du peu de neige – deux centimètres – qui était tombée dans la nuit de vendredi à samedi. En milieu de journée, une petite tempête de deux heures a laissé deux autres centimètres. Les rapports apocalyptiques en provenance de l’Ontario, où la police avait dû cesser de répondre aux appels des automobilistes coincés sur les autoroutes, semblaient exagérés.

Mais la neige a recommencé à tomber vers 15h, et le vent s’est rapidement mis de la partie. Dès 16h, on voyait à peine à plus d’un coin de rue en ville. Environnement Canada a émis un avertissement de vents violents. «Ce sont les vents qui rendent la tempête plus impressionnante», a expliqué André Cantin d’Environnement Canada.

L’hiver a été rude pour les citadins et le mobilier urbain. Déjà vendredi, les toits d’une station-service et d’une usine d’armoires de cuisine de Saint-Jérôme, ainsi que d’une usine de structures d’acier de Terrebonne, se sont effondrés sous le poids de la neige. Samedi, c’était au tour d’un aréna de Louiseville.

À La Plaine, les pompiers ont dû inspecter des fissures à l’aréna, mais ont conclu qu’elles ne touchaient pas le toit, seulement les murs; un parent a toutefois contacté La Presse pour critiquer la décision de tenir les matches de hockey comme prévu.




Plus grave tempête de neige qu'ait connu le Québec : conditions critiques

09 03 2008

(PC-MC) - À Montréal et Québec, jusqu'à 30 cm de neige devraient s'ajouter aux accumulations au sol depuis la nuit dernière. Les précipitations sont parfois mêlées de grésil et de pluie verglaçante, dans l'extrême sud du Québec.

Les vents violents par endroit, dans le sud et le centre du Québec, produisent de la poudrerie. On observe dans certaines régions des conditions de « voile blanc », c'est-à-dire une visibilité pratiquement nulle.

On a rapporté des carambolages dans les régions de Lavaltrie, Verchères et Québec. La Sûreté du Québec (SQ) a dû faire appel à des motoneigistes bénévoles pour secourir des automobilistes pris dans la neige.

Des dizaines de milliers d'abonnés d'Hydro-Québec étaient privés de courant en fin de soirée samedi.

Les régions de Toronto, Ottawa et Cornwall ont pour leur part reçu entre 30 et 40 centimètres de neige dans la journée de samedi.

Vols retardés

Par mesure de précaution, l'aéroport Pearson de Toronto a annulé quelque 300 vols durant la journée de samedi. L'aéroport torontois connaît l'un de ses week-end les plus achalandé de l'année avec le début de la semaine de relâche.

À l'aéroport Montréal-Trudeau, au moins 115 vols ont été annulés.

Les liaison d'autobus entre Montréal et Québec empruntant l'autoroute 40 ont été annulées. Celles empruntant l'autoroute 20 fonctionnaient à 50 % de leur horaire habituel.

La SQ a recommandé de ne se déplacer sur les routes qu'en cas de nécessité absolue. Pour sa part, la Société de transport de Montréal a recommandé à ses usagers d'utiliser le plus possible le métro, plutôt que l'autobus.

Le Nouveau-Brunswick touché

Le sud du Nouveau-Brunswick devait pour sa part être touché par de la pluie verglaçante en soirée, tandis que le nord se couvrira de neige.